Noël 2011, Lourdes 2012, même défi (Edito de REFLET Décembre 2011)

Sur la route vers Lourdes 2012, nous passerons par Noël…, un moment souvent difficile à vivre personnellement et en famille lorsque le deuil a frappé à la porte, tel un hiver qui s’installe.

Pourtant, prenons ces jours de fête et de foi, comme un moment où mesurer que dans ce deuil, des choses changent au long des années…, notre défunt devient différent. Dans cet esprit, lisons le témoignage de Marie Thérèse à propos de ces rameaux coupés sur un arbuste, à divers moments de l’hiver, et qui ont pu fleurir diversement…, signifiant par là qu’il se passait secrètement quelque chose. Il est sans doute difficile mais essentiel, de partager en famille, sur ces évolutions secrètes du lien avec un conjoint, un enfant ou un parent …, un ami. Nous ferons alors de notre projet de rassemblement à Lourdes, une démarche où les nôtres seront présents.

Certains hésitent peut-être : j’y suis déjà allé, … ; c’est trop tôt… ; je n’ai pas les moyens ou la santé. De fait, un tel déplacement dévoile nos fragilités. La Sainte famille appelée à se faire recenser, n’a-t-elle pas vécu ce déplacement délicat, source d’insécurité. Elle nous précède… Et à travers nous, c’est toute notre famille qui sera à Lourdes en Mai 2012.

Allant ainsi comme Marie et Joseph dans la nuit de Noël, nous verrons que le noir de la nuit du deuil est aussi complexe et difficile à dépeindre, que le serait le rendu pictural de la plus longue nuit de l’année. Pensez-y le 24 Décembre…

Malgré l’in-accueil et la précarité, la tendresse et la paix attendaient Marie, Joseph et Jésus ; ils nous entretiennent ainsi dans ce souhait profond d’apaisement et de consolation qui nous est promis et que nous recherchons à travers le chemin du deuil, qui nous mène de la mort toute nue à Lourdes, pour un recommencement… ou même un commencement de quelque chose d’autre. En effet, lorsque le Fils de Dieu vient dans notre humanité, il ne la laisse pas telle qu’il l’a trouvée, mais par sa vie généreuse comme dans sa mort assumée, il la transforme, l’ouvrant à l’espérance et sur l’éternité… où nous précèdent nos défunts.

La nuit de Noël est déjà dans la lumière de Pâques.

Mûrissons donc en famille, l’invitation au Rassemblement 2012, en cette sainte nuit du Noël qui vient.

Père Pascal Bégin
Aumônier national