Et Dieu, que fait-il ? ... Il vient ! (Edito de REFLET Décembre 2012)

Cette « Bonne Nouvelle » de la naissance du Sauveur, comment la faire nôtre aux heures sombres du veuvage ? Laisserons-nous la confiance triompher de nos doutes, l’espérance renaître du désarroi ? Pouvons-nous éluder ces questions lancinantes : « comment Dieu permet-Il cela ? », « pourquoi ne peut-Il empêcher le malheur ? », « où est-Il quand je souffre ? »
Ainsi poursuivons-nous dans ce numéro le questionnement amorcé en Septembre, avec « à quoi bon accepter de survivre ? », « à quoi sert-il d’affronter le manque, la douleur, pour rebâtir sur les ruines d’un bonheur perdu ? » Nous l’avons vu : face au vide de l’absence, c’est la vie sous toutes ses formes qui peut rejaillir, grâce à l’amour toujours présent autrement.
Dieu n’est pas indifférent à nos détresses ni sourd à nos malheurs ; c’est par un acte d’amour qu’il y a répondu une fois pour toutes, en nous donnant son Fils. Il n’explique pas, Il s’implique. En assumant jusqu’à la mort notre condition humaine, Jésus est vraiment venu nous délivrer du mal. Les promesses de la nuit de Noël s’accompliront dans la lumière de Pâques.
Nous souhaitons que cette espérance vous accompagne au long de l’année qui vient, et que ces pages vous aident à vivre plus sereinement cette fête de Noël, aube des temps nouveaux. Toute naissance est douloureuse, mais une douleur qui va vers la vie devient plus supportable, surtout quand on la sait partagée par tant de frères et sœurs touchés par la même épreuve.
Michèle Taupin, Présidente du Mouvement.